[Polymedis] H+Result: un serveur de résultats interopérable

L’amélioration des soins aux malades passe par la mise en réseau de différentes données patients (le dossier médical ou infirmier, le labo, l’imagerie, etc.), qui favorise la collaboration intra-muros entre plusieurs services d’un hôpital ou, extra-muros, avec les différents prestataires de soins. Le partage des données constitue la raison même du dossier médical informatisé et des plateformes d’échanges. Toutefois, pour que le partage de données valides et en temps réel soit possible, il faut surmonter l’épineux problème du conflit des sources et du polymorphisme des logiciels implémentés au sein d’un hôpital. A la Clinique St-Luc de Bouge, c’est le serveur de résultats H+Result de Polymedis qui s’est révélé la solution la plus efficace et la plus conviviale pour permettre la mise à disposition de l’ensemble des données en interne et le branchement avec le Réseau Santé wallon. Explications du Dr Thierry Defour, responsable du CIH-RCM.

Mettre fin aux conflits de source des informations

Les institutions hospitalières sont confrontées à un polymorphisme au niveau logiciel qui s’explique à la fois par l’étalement dans le temps de l’informatisation des services et par les impératifs spécifiques des différents métiers hospitaliers. De plus, dans le contexte de l’hôpital en général et tout particulièrement dans le contexte des soins, imposer des changements informatiques brutaux se révèle souvent inopportun. Concrètement, cela mène à des situations de pluralité logicielle qui obligent les acteurs à ouvrir des connexions multiples pour obtenir les différentes informations dont ils ont besoin dans l’exercice de leur métier. Mais ce n’est pas tout, «pour bien soigner, précise le Docteur Defour, il faut avoir accès à l’ensemble des informations correctes et en temps réel. Or, pour qu’elles soient justes, il faut éviter la redondance. En effet, si au sein d’un hôpital, on conserve à plusieurs endroits plusieurs sources qui distribuent la même information, dès lors qu’on y introduit des modifications, on risque de ne plus être à jour et de voir s’opérer des conflits de sources». «On comprend dès lors, souligne le docteur Defour, que l’idéal est d’avoir l’ensemble des informations issues, par exemple, du dossier médical, du dossier infirmier, du laboratoire ou encore de l’imagerie, traitées via un seul logiciel».

C’est d’autant plus vrai qu’en réalité, les conflits de source sont des conflits induits par la cohabitation de différents logiciels, alors qu’en réalité, il n’y a qu’une «seule vraie source à l’information: celle de son producteur, qu’il s’agisse du dossier médical, de l’imagerie ou du labo».

Pour répondre à un besoin interne de plus en plus pressant, «nous avons donc choisi de rassembler toutes les données dans un seul logiciel. Mais encore faut-il, si l’on décide de mettre tous ses oeufs dans un seul panier, que ce soit le bon. Nous avons opté pour le serveur de résultats H+Result de Polymedis, qui garantit une cohabitation heureuse des logiciels, c’est-à-dire qui permet aux utilisateurs de conserver leurs logiciels habituels sans avoir à en subir d’aucune manière les conséquences néfastes sur la circulation et la validité des données.»

Un serveur de résultats évolutif, interopérable et connectable au Réseau Santé wallon

Pour l’utilisateur, l’avantage du serveur de résultats réside dans le fait «qu’il se présente comme un navigateur qu’il emprunte via son pc, son pda ou autre et qui lui fournit les données dont il a besoin, par exemple les résultats de laboratoire et d’imagerie. Les informations qui apparaissent sont données en temps réel; elles sont structurables, c’est-à-dire qu’on peut les regrouper selon leurs sources, selon la consultation, les présenter de façons diverses, etc. Ceci constitue, si l’on peut dire, la partie émergée de l’iceberg. Mais les coulisses de fonctionnement de ce grand rassembleur qu’est H+Result sont impressionnantes. En effet, l’informa-tion distribuée par le serveur est une information qu’il va chercher en mode source, en source validée. Pour ce faire, il lui faut donc une grande intelligence et une grande évolutivité qui lui permettent d’établir des passerelles avec les autres logiciels pour puiser et exporter les données en mode source».

L’interopérabilité et l’évolutivité du serveur de résultats de Polymedis s’appliquent à l’interne, pour rassembler les données issues des différentes sources, mais également à l’externe. En effet, le choix de H+Result s’est également imposé en raison de la volonté de la Clinique St-Luc de se connecter rapidement et efficacement au Réseau Santé wallon. «A côté des besoins internes, précise le Docteur Defour, qui est également membre du G19 et impliqué dans la mise en oeuvre opérationnelle du Réseau Santé wallon, nous étions également soucieux de pouvoir opérer le branchement de notre hôpital au Réseau Santé wallon et, par conséquent, de pouvoir mettre à disposition – selon les règles prescrites par le RSW, notamment celles liées aux droits des patients – l’ensemble des données utiles et nécessaires à l’élaboration d’un dossier médical partagé. La mise à disposition des données tant en interne qu’en externe est impérative si l’on veut améliorer la qualité des soins, favoriser la collaboration entre les différents prestataires ou les différentes institutions. Savoir que le serveur de résultats de Polymedis prend aussi en charge les webservices du Réseau Santé wallon nous a confortés dans notre choix et notre volonté de l’implémenter au plus vite.»

Une implémentation efficace, voulue par tous et pour tous

Le serveur de résultats est en première phase d’implémentation au sein de la clinique. Actuellement, il fonctionne principalement pour les urgences qui s’en servent pour récupérer les données de laboratoire. Mais, précise le Dr Defour, «nous sommes occupés à mettre à jour tous nos postes-clients et nous espérons, avec l’aide de nos partenaires de Polymedis, pouvoir être en mesure de récupérer au plus vite la correspondance, les antécédents, l’imagerie, etc, pour les mettre à disposition des utilisateurs aussi bien intramuros qu’extra-muros via le Réseau Santé wallon. En principe, le système devrait être intégralement opérationnel pour la St- Nicolas, ce qui constituerait un bien beau cadeau pour l’ensemble des utilisateurs.»


Auteur :
Healthcare Executive
Article paru dans la revue Healthcare Executive - Aout-Septembre 2010

Avec la participation de :
Dr Thierry Defour (MS en gestion de donnée de santé, Coordinateur Cellule Information Hospitalière)

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